Ce dimanche 26 avril la place Saint-Julien était empreinte d’une émotion partagée. Thierry Chaput, le maire, les élus, les membres de l’UNC AFN Soldats de France, les sapeurs-pompiers, les porte-drapeaux et les habitants étaient présents pour la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Une cérémonie solennelle mais surtout un moment de recueillement et de transmission, où le passé et l’avenir se sont rencontrés.
Le silence était pesant, chargé de respect et de gravité, tandis que le maire lisait le message de la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes. Ses mots, à la fois puissants et délicats, ont résonné comme un serment :
« La mémoire de la déportation s’inscrit dans le patrimoine immatériel de l’humanité, là où l’ombre a été la plus épaisse. Transmettre, c’est faire le choix de la confiance envers les jeunes générations, leur confier le flambeau des valeurs qui fondent notre humanité : la paix, la liberté, la dignité pour tous. », était-il écrit en conclusion.
Puis, devant le monument aux morts, une gerbe a été déposée comme un hommage rendu à ceux qui n’ont pas survécu. Le temps s’est suspendu : une minute de silence, puis les notes de la Marseillaise, portées par le vent, ont enveloppé l’assistance d’une émotion collective.
Enfin, les regards se sont tournés vers l’avenir. Après avoir passé en revue le corps des sapeurs-pompiers et les porte-drapeaux, Thierry Chaput a invité chacun à se retrouver au Foyer rural pour partager ensemble le verre de l’amitié. Un geste simple, mais si fort : celui de se souvenir, ensemble, pour que l’Histoire ne sombre jamais dans l’oubli.